Le Planning Familial !
te répond !

Agir au quotidien

Tu souhaites t'impliquer dans la lutte contre le sexisme, l'homophobie et la transphobie ? 
Tu as envie de militer contre les injustices, les discriminations et les violences de genre ? 


Voici quelques petits tips pour faire de toi un·e allié·e des luttes LGBTQIA+ et féministes !


Eh ouais s'engager c'est pas seulement aller militer dans une asso (d'ailleurs tu peux consulter les assos près de chez toi ici), ça passe aussi par des actions au quotidien.


Ne pas juger les autres

Faire preuve d’ouverture et respecter les choix de chacun·e : que ce soit en rapport avec leurs façons de s’habiller, leurs pratiques sexuelles ou simplement leurs choix de vie. 


Eviter les questions trop intrusives 

Sur l’orientation sexuelle, les pratiques sexuelles ou les organes génitaux par exemple, qui relèvent davantage d’une curiosité mal placée et malsaine, que d’une volonté de mieux comprendre les oppressions que subissent ces personnes. 


Ne pas présumer le genre de quelqu’un

Tu risquerais de la ou le mégenrer ! Écoute plutôt le pronom (il, elle, iel ou autre) que la personne utilise pour parler d’elle-même. Si tu ne sais pas comment une personne se genre, tu peux utiliser des pronoms neutres (“iel” par exemple), ou tout simplement demander à la personne quel pronom elle préfère utiliser. Si tu mégenres une personne sans faire exprès, ça arrive, tu peux t’excuser et reprendre le fil de la discussion. 


Accepter de se remettre en question

Parce que tu ne savais pas, tu t’es trompé·e et quelqu’un·e t’a corrigé; parce qu’on t’a dit que ton attitude, ton comportement ou tes mots étaient blessants voire violents. Reconnaître ses torts ça peut donc aussi passer par le fait de s’excuser auprès des personnes à qui on a peut-être fait du mal.


C’est ok de se tromper,  car on n’a pas forcément toutes les connaissances sur tous les sujets.

Et puis d’ailleurs ça fait partie du processus de déconstruction d’admettre que l’on ne sait pas tout et qu’on peut se tromper ! 


Faire attention aux mots que l’on utilise 

Eviter les insultes du type “salope”, “pédé”, “enculé”, “pute”, “travelo” car elles véhiculent de nombreux stéréotypes, et sont donc sexistes, homophobes et transphobes. Ces termes sont chargés négativement, quand bien même tu ne pensais pas mal. 

Il pourra t’arriver d’entendre des personnes gays se qualifier eux-mêmes de “pédé”, ou des personnes lesbiennes de “gouine”: c’est une forme de réappropriation. Les personnes visées au départ par ces insultes retournent le stigmate en se réappropriant ces termes pour s’identifier elles-mêmes. Le mot “queer” était d’ailleurs à l’origine une insulte (signifiant bizarre), elle a été ensuite adoptée par les membres de la communauté LGBTQIA+. 


Eviter aussi de parler de “transsexuel” (ou de “transsexualité”) pour parler des personnes trans, et ne parle pas de “transformation” mais de transition. Un petit lexique ici pour mieux comprendre.


Pour en savoir plus, tu peux aller checker le compte Instagram C'est quoi cette insulte !


Ecouter les personnes concernées

Lorsqu’elles te parlent de leur propre expérience, ou bien lorsqu’elles t’expliquent pourquoi dire telle ou telle chose peut être blessante ou poser problème. Les écouter c’est aussi les croire: ce n’est pas parce que tu ne fais pas face aux mêmes oppressions que les discriminations qu’elles rencontrent n’existent pas. Certaines personnes vivent des discriminations que tu ne vis peut-être pas (la transphobie, l’homophobie, le racisme, le sexisme, le validisme, la grossophobie…), elles sont donc les mieux placées pour expliquer ces situations. 


Attention : écouter ça désigne la volonté de vraiment comprendre l’autre, et pas seulement d’entendre. 

Soutenir les personnes concernées

Notamment celles qui font un travail pédagogique de qualité, que ce soit sur Instagram, sur Youtube, ou via des podcasts en relayant leur travail sur les réseaux sociaux. Tu peux aussi apporter ton soutien en signant et diffusant des pétitions, ou en participant à des mobilisations.

Ne pas outer quelqu'un·e 

“Outer” ça vient de “coming-out” (le fait de déclarer à quelqu’un que l’on est LGBTQIA+). Contrairement au coming-out, l’outing se fait contre la volonté de la personne. Quand tu out quelqu’un·e, tu dévoiles une partie de son intimité sans son consentement et ce n’est pas ok. En plus, tu peux mettre à mal leur sécurité en les exposant potentiellement à des actes LGBTphobes. 


Ne pas couper la parole

En particulier lorsque des personnes parlent de leur propres vécus. Il est évidemment possible de prendre la parole, mais il est préférable de ne pas se mettre en avant si le sujet ne te concerne pas directement.

Utiliser l’écriture inclusive

Tu l’auras surement remarqué, ici on privilégie l’écriture inclusive car la langue participe à la construction et à l’intériorisation de stéréotypes de genre. L’écriture inclusive permet au contraire de rendre compte de la réalité des situations : l’objectif est de visibiliser toutes les identités de genre en arrêtant de considérer le masculin comme neutre et universel. 


T’informer par toi même

Certaines personnes seront contentes d’apporter des réponses à tes interrogations, mais il se peut que d’autres n’en aient pas envie (car on leur pose constamment les mêmes questions ou parce qu’elles n’ont tout simplement pas envie de parler de ça).


Trop souvent, on attend des personnes concernées qu’elles soient en mesure de tout nous expliquer, que ça soit sur le sexisme, la transidentité ou encore le racisme (c’est ce qu’on appelle la charge pédagogique), quand bien même ça concerne des situations intimes parfois violentes ou traumatiques. Elles ne sont en aucun cas censées te faire un cours particulier. 

 Intervenir 

Quand tu entends tes potes faire des blagues sexistes, transphobes, racistes... Ne rien dire c’est être complice ! Réagir lorsque des gens ont des propos problématiques permet de sensibiliser tes proches à ces thématiques et les encourage à prendre conscience des violences que ça peut véhiculer.


Important : Il y a plein de moments où tu peux avoir ni la force ni l’envie d’intervenir car (eh oui!) le militantisme demande beaucoup d’énergie et c’est parfois épuisant de devoir débattre, surtout quand son interlocuteur·ice est de mauvaise foi. C'est normal !



Si un sujet t’intéresse tu peux faire des recherches, notamment sur Instagram où il existe des tas de comptes éducatifs sur les questions de genre, de féminismes, d’antiracisme, de validisme ou de grossophobie. En voici quelques-uns: 

@agressively_trans, @mecreantes, @par.et.pour, @intersexe_info, @decolonisons_nous, @nos_allies_les_hommes


Tu peux aussi retrouver plein de contenus pédagogiques dans de très bons podcasts comme Kiffe Ta Race, Les Couilles sur la Table, Un podcast à soi, Intime et Politique.



 Si tu es témoin d’une situation d’harcèlement de rue


Tu peux intervenir de différentes manières et aider la personne qui se sent souvent isolée dans cette situation. Souvent, les personnes autour assistent à la scène en attendant que quelqu’un agisse : résultat personne n’agit! Sans te mettre toi-même en danger, tu peux intervenir pour créer une porte de sortie à la victime :  

  • Distraire la personne qui harcèle : Par exemple, te placer juste devant la victime comme si de rien n’était, demander une direction ou l’heure à la personne qui harcèle pour que la victime puisse s’éloigner…

  • Interpeller verbalement la personne qui harcèle : Enoncer haut et fort même à distance que tu vois ce qui est entrain de se passer, cela peut casser l’effet témoin et forcer les autres personnes à réagir. “EH ! arrêtez de l’importuner/ de la toucher elle ne veut pas ! ”.  Parler d’une voix claire et forte peut aussi stopper la personne qui harcèle par surprise. 

  • Déléguer/demander du renfort : Si tu ne te sens pas d’agir seul·e, tu peux te tourner vers d’autres personnes. Par exemple le ou la conducteur·trice de bus, un groupe de personnes à côté etc. 

  • Parler à la victime : Pendant la situation de harcèlement tu peux t’approcher d’elle en faisant semblant de la connaître, l’appeler de loin pour l’inviter à te rejoindre par exemple. Parler à la victime après permettra de la rassurer, lui rappeler qu’elle n’est pas seule et que ce qu’elle vient de vivre n’est pas normal.
  • Faire une vidéo ou des photos : Tu peux aider la victime en prenant des photos ou des vidéos de la scène, ou filmer les alentours en énonçant le lieu et la date. Cela permettra de prouver à la police les faits et que tu étais bien présent·e si la victime veut porter plainte. Ces images ne doivent surtout pas être diffusées sur internet, tu peux les donner à la victime qui choisira de s’en servir pour porter plainte ou non.
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