FAQ Contraception

FAQ

Pendant longtemps, en effet, le stérilet (appelé aussi le DIU pour dispositif intra-utérin ) n’était posé qu’aux femmes qui avaient déjà eu des enfants. Mais cette époque est terminée ! Même si on est nullipare (= qui n’a jamais accouché), il est possible de se faire poser un stérilet, souvent plus petit. On est ainsi libre de choisir la contraception que l’on souhaite !

Il existe plein de moyens de contraception pour les femmes, un peu moins pour les hommes, et la plupart sont réversibles : quand on les arrête, il peut y avoir une grossesse.

Mais il existe aussi des contraceptions définitives, pour quand on est certain·e de ne pas vouloir d’enfant, ou qu’on est déjà parent et qu’on ne veut pas d’autre enfant. En France, la loi autorise à y avoir recours dès 18 ans.

Pour les femmes, on peut pratiquer une ligature des trompes. Il y a plusieurs techniques, mais le principe c’est de fermer les trompes pour empêcher les spermatozoïdes de remonter vers l’ovule.
Pour les hommes, c’est la vasectomie, qui consiste à fermer le canal déférent (celui qui amène les spermatozoïdes dans les testicules). Il y aura toujours du sperme, mais il n’y aura plus de spermatozoïdes dedans, et donc plus de risque de fécondation.

Ce sont des opérations chirurgicales très simples, rapides et sans danger.

Pour une contraception définitive, il faut obligatoirement passer par un·e médecin, qui va présenter les différentes techniques. Ensuite, il faut attendre 4 mois de « délai de réflexion ». Ça laisse le temps de se renseigner un peu plus, d’en parler avec ses proches si on veut, et d’être sûr·e que c’est bien ce qu’on veut. On peut changer d’avis à tout moment pendant ces 4 mois. Une fois le délai écoulé, l’opération a lieu à l’hôpital ou en cabinet médical, sous anesthésie.

Avoir une contraception, c’est la meilleure protection pour ne pas tomber enceinte. Mais ce n’est pas infaillible…

Si tu prends la pilule, tu sais que ça peut arriver de l’oublier, ou de la vomir.  Dans ces cas-là, si tu as des rapports sexuels, il y a un risque que tu tombes enceinte. Il est quand même très faible ! Avec le stérilet et l’implant, c’est un peu différent. C’est sûr à presque 100%, justement parce qu’on ne peut pas les oublier, ils sont toujours là (mais parfois le stérilet peut se déplacer un peu et ne plus protéger autant : c'est rare, mais ça peut arriver).

Quel que soit le moyen de contraception, parfois on tombe quand même enceinte. C’est très rare, mais il vaut mieux le savoir. Utiliser des capotes permet de diminuer encore le risque, et en plus ça protège des IST, les infections sexuellement transmissibles ! Si tu te rends compte assez tôt que ton rapport sexuel n’était pas protégé, on te conseille aussi de prendre une contraception d’urgence (« pilule du lendemain »), le plus vite possible (5 jours maximum après le rapport).

Dans tous les cas, si tu as un doute (par exemple si tu avais oublié ta pilule, tes règles sont en retard ou pas comme d’habitude…), tu peux faire un test de grossesse. Et si ça ne t’enlève pas le doute, tu peux contacter un·e médecin, un·e sage-femme, un centre de planification ou le Planning Familial !

Eh oui, la contraception dite masculine* existe bel et bien. Elle permet de gérer sa fertilité et d'éviter à ses partenaires un risque de grossesse non désirée !

Évidemment, il y a le préservatif : il empêche le passage des spermatozoïdes. Il est non réutilisable. Il est la seule contraception qui protège des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et du VIH/SIDA. Son coût est d’environ 60 centimes par préservatif.


La contraception thermique testiculaire : elle repose sur le blocage de la production des spermatozoïdes par les testicules : quand on les fait mécaniquement remonter dans le corps, ils se réchauffent et ne produisent plus de spermatozoïdes. La remontée peut être faite par différents moyens physiques comme un slip ou un anneau en silicone par exemple. Cette méthode est efficace au bout de 3 mois d'utilisation régulière en portant le dispositif environ 14h par jour, et elle peut s'utiliser pendant 18 mois maximum (pour l'instant). La fertilité revient quelques temps après l'arrêt d'utilisation.


La contraception hormonale : cette méthode empêche la production de spermatozoïde de façon réversible et sans retirer la virilité. C’est une injection de testostérone, en intramusculaire, une fois par semaine pour un usage limité à 18 mois. Il faut attendre entre 1 et 3 mois pour que la contraception soit efficace. La fécondité peut se rétablir entre 1 et 3 mois suivant l’arrêt du traitement. Ce traitement coûte 10 euros par semaine.       

La vasectomie : C’est une méthode de contraception dite permanente qui consiste à couper les canaux déférents qui acheminent les spermatozoïdes vers le sperme. La personne devient stérile mais cela n’empêche pas l’érection ni l’éjaculation. Elle est légale en France depuis depuis 2001 pour des personnes majeurs. Son coût et de 67 euros.

Pour plus d’informations, viens nous voir sur le tchat ou appelle le N° Vert (gratuit !) « Contraception – IVG – Sexualités » au 0800 08 11 11 !

En fonction des raisons évoquées, il y a plusieurs pistes de réponses possibles. Est-ce qu’il trouve que ça le serre ? Dans ce cas, peut-être que la taille n’est pas adaptée, il en existe d’autres ! Est-ce qu’il trouve qu’il a moins de sensations ? Même chose : il existe pleins de sortes de préservatifs, certains texturés, ce qui permet de varier les sensations.

Un problème d’allergie ? Pas de problème, il y a des préservatifs en polyuréthane. Il existe aussi les préservatifs internes (aussi appelés préservatifs féminins), qui sont une bonne alternative. Il ne trouve pas ça romantique ? C’est toujours plus romantique que de se chopper une infection sexuellement transmissible… la capote est le seul moyen de s’en préserver ! En plus, souvent, les IST sont sans symptômes, on ne sait donc pas que l’on est porteur.

La meilleure solution est donc d’en discuter ensemble pour trouver une solution. Vous pouvez aussi en discuter dans une association du Planning Familial ou dans un centre de planification.


Et une dernière chose : personne ne peut faire pression sur son ou sa partenaire pour avoir un rapport sexuel SANS protection !


On t'invite à regarder cette vidéo qui répond aussi très bien à cette question !

Alors, oui, mais en fait peut-être que non ????

Au-delà du fait qu’une éjaculation peut parfois être difficile à maîtriser, il y a un autre risque : les spermatozoïdes sont aussi présents dans le liquide pré-éjaculatoire, un espèce de lubrifiant naturel produit par ton corps quand tu es excité (il est sympa ton corps, hein !). Avec tout ça, on estime que cette méthode échoue quand même 22% du temps :/

Si ta copine et toi voulez vous passer de capote, n’hésitez pas à vous renseigner, il y a peut-être une contraception qui peut vous convenir ! Vous pouvez aller dans une association du Planning Familial, ou en discuter avec un·e professionnel·e de santé dans un centre de planification ou un·e sage-femme libérale !

Après, si en toute connaissance de cause, vous êtes tous les deux sur la même longueur d'onde pour continuer cette méthode parce qu'elle vous convient, alors c'est votre choix qui compte !

C’est vrai qu’on dit souvent que pilule et tabac ne font pas bon ménage. Enfin, c'est surtout après 35 ans… Et que si ta pilule est une pilule combinée, c’est-à-dire qui associe de l’oestrogène et de la progestérone. En effet, la combinaison du sang épaissi par les œstrogènes, et les artères bouchées ou abîmées par le tabac peut être à l’origine d’accidents cardio-vasculaires. Si tu es dans ce cas et que tu veux continuer la pilule, tu peux passer à une pilule progestative ! Dans ce cas, pas de contre-indication avec ta conso de tabac ! N’hésite pas à en parler avec ton/ta médecin ou un·e sage-femme !

En effet, on entend encore parfois dire que les dispositifs intra-utérins (ou stérilets) ne conviennent que pour les femmes qui ont déjà eu des enfants, ce qui est complètement faux ! Heureusement, de plus en plus de professionnel·le·s de santé s’y mettent ! Il y a même des stérilets de plusieurs tailles, pour s’adapter à toutes les physiologies.

Si ton ou ta gynéco ou sage-femme habituel·le ne veut pas te poser de DIU, tu peux aller dans un centre de planification ou voir si un·e pro de santé proche de chez toi le fait, grâce à notre carte !

Bonne question ! Les pilules combinées (combinant des oestrogènes et de la progestérone) et de 3e génération peuvent potentiellement être dangereuses pour des personnes ayant certains problèmes cardio-vasculaires, ou qui fument et qui ont plus de 35 ans. Ces risques, le/la médecin ou le/la sage-femme les évalue au moment de te prescrire ta contraception. Si tu es concernée, alors d’autres sortes de pilules ou de moyens de contraception te seront proposés.

Mais c’est important d’être à l’aise avec sa contraception : si elle ne te convient pas ou plus, n’hésite pas à en rediscuter pour voir quelle autre méthode pourrait mieux te convenir !

Même mineure, tu n’es pas du tout obligée de parler pilule et contraception avec tes parents si tu ne veux pas : ta vie sexuelle t’appartient !

La pilule et certains autres moyens de contraception doivent être prescrits par un·e médecin ou un·e sage-femme. Si tu vas les voir, tu peux préciser que tes parents ne sont pas au courant et que tu ne souhaites pas qu'ils le soient : tu as droit à une consultation par an qui ne passe pas par ta carte vitale (surtout si elle est affiliée à celles de tes parents). Et comme la consultation est confidentielle, ils ne seront pas informés ! Regarde sur la carte la liste des médecins et sages-femmes proches ou loin de chez toi, ça peut aider !

Sinon, tu peux aussi aller dans un centre de planification : tu y verras gratuitement et confidentiellement des professionnels de santé qui pourront te prescrire la contraception de ton choix. Pour savoir où aller, checke la carte !

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