FAQ Violences dans le couple et la famille

FAQ

La violence conjugale, c’est quand, dans un couple, l’un (très souvent l’homme) domine l’autre, par de la violence physique, et/ou psychologique et/ou matérielle, et/ou sexuelle, et le prive de sa liberté : liberté de penser et de donner son avis, de sortir avec des amis, d’avoir son propre argent…

(Statistiquement, le plus souvent la violence conjugale se déroule dans un couple hétéro, où l'homme estviolent envers sa compagne. Même si c'est beaucoup plus rare, c'est parfois l'inverse. Et les couples homos sont aussi concernés !).

Ce qui est très particulier avec cette violence, c’est qu’à l’extérieur de la maison, tout à l’air d’aller bien. L’homme se comporte correctement avec sa/son partenaire et avec tout le monde, la/le partenaire ne laisse rien paraître de ses difficultés. Ça fait partie de la manipulation : "comme tout le monde trouve que je suis un homme sympa, personne ne te croira si tu m’accuses d’être violent, donc ne dis rien".

On pourrait penser que la personne victime de violence va se défendre, en parler avec ses ami·e·s, sa famille. Mais la violence s’installe petit à petit, et quand elle se rend compte qu’elle est prisonnière de la manipulation, c’est que l'emprise est déjà bien installée. Alors elle n’ose pas en parler de peur que son compagnon se mette en colère et devienne encore plus violent. Et ça peut durer des années sans que personne ne voie rien !

Sortir d’une relation violente, c’est très difficile. Le conjoint violent a tout fait pour que sa compagne perde confiance en elle, s’isole, finisse par se penser coupable de ce qui lui arrive. Souvent, la victime sait que ce n’est pas normal, mais elle est tellement affaiblie qu’elle ne voit pas comment s’en sortir, d’autant que personne n’est au courant ! Il faut une grande force pour surmonter sa peur et alerter des personnes qui pourraient aider (la famille, un·e médecin, un·e assistant·e social·e…). C’est un long parcours, et il est très important que l’entourage soutienne cette femme et lui montre que non, elle n’est pas faible, elle n’est pas responsable, et qu’il sera là pour l’aider.

A retenir également : les couples de jeunes sont aussi particulièrement concernés par la violence conjugale, ce n'est pas que dans les vieux couples, installés, mariés !

"Je vis avec mon copain, mais ça ne va plus, je voudrais partir. Comme j’ai une maladie qui m’empêche de travailler, je n’ai pas beaucoup d’argent, il le sait et il me répète que sans lui je n’y arriverai pas et que j’ai pas intérêt à le quitter. Du coup je ne sais plus quoi faire…"

Ce que fait ton copain, c’est du chantage. Il veut te forcer à penser que tu es faible et qu’il est indispensable dans ta vie, pour que tu restes avec lui. Il s’appuie sur un fait réel (tu ne peux pas travailler), mais il met volontairement de côté toutes tes autres ressources, pour t’empêcher de les voir : ta famille et tes amis qui peuvent t’héberger ou te prêter un peu d’argent, les travailleur·se·s sociaux que tu peux solliciter pour trouver un appartement ou un revenu supplémentaire…


Rien ne doit t’empêcher de mener ta vie comme tu l’entends, ton copain ne doit pas faire de l’argent ou de ton handicap un prétexte pour t’enfermer dans une relation avec lui. D’ailleurs, le chantage est considéré comme une violence conjugale, et si tu en as besoin, tu peux contacter le 3919 (numéro national gratuit), où des professionnel·le·s t’aideront à partir en prenant en compte tous les détails de ta situation.

Les disputes de couple, ça arrive… à tous les couples. On se prend la tête, le ton peut monter, mais on reste dans une situation d’égal à égal, sans domination de l’un·e des membres du couple sur l’autre. La situation que tu décris ne m’a pas l’air d’une banale engueulade de couple. Ton copain t’a frappé·e, il a fait usage de violence sur toi, pour te « punir » d’un comportement qui ne lui a pas convenu. Mais toi seul·e a le droit de décider avec qui tu veux parler : il n’a pas à t’imposer de ne parler qu’avec des filles, et il n’a pas le droit de lever la main sur toi comme il l’a fait.

Si d’une manière ou d’une autre tu ne te sens plus en sécurité, on ne peut que te conseiller de mettre fin à cette relation ! Tu peux aussi en parler à une personne de confiance, ou à des professionnel·le·s comme dans une association du Planning Familial, un Centre de planification, voire si c’est approprié à ta situation, dans ton établissement scolaire !

Et si tu crains pour ta sécurité, tu peux contacter la police/gendarmerie en composant le 17.

D’abord, sache qu’en France, le mariage est basé sur le consentement des deux personnes. Personne n’a donc le droit de te forcer à te marier, ou à faire pression sur toi pour que tu acceptes. Personne ne peut t’imposer un mari, ni même un partenaire. D’ailleurs, avant de célébrer un mariage, l’officier d’état civil à la Mairie s’assure du consentement des deux personnes (sans la présence de l’autre) : il est possible alors de dire non ! Pendant la cérémonie, la question sera à nouveau posée.

Dans un premier temps, si tu le peux et si tu t’en sens capable, exprime à tes parents et à ton entourage ton refus de ce mariage ; tu peux aussi leur dire qu’un mariage forcé est contraire à la loi française. Tu as peut-être dans ton entourage des allié·e·s, c’est-à-dire des personnes qui pourraient être de ton côté et qui pourrait t’aider à faire changer d’avis tes parents.

Si tu n’es pas entendue, ou si tu ne peux pas t’opposer à tes parents, adresse-toi à des professionnel·e·s : auprès d'associations spécialisées, comme sur ce lien, au Planning Familial par exemple, ou bien dans un CIDFF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles), des personnes pourront t’aider.

Dans ton établissement scolaire, il y a aura sûrement des personnes (prof, CPE, infirmière, assistant·e social·e, etc.) qui pourront t’aider à trouver les bons interlocuteurs.

S’opposer à un mariage forcé peut parfois vouloir dire devoir couper les ponts avec sa famille. Il se peut donc que tu sois tiraillée entre tes différentes envies : ne pas vouloir se marier mais en même temps aimer sa famille. Il se peut aussi que tu sois encore dépendante financièrement de tes parents. Il y a des solutions pour ça : c’est pourquoi il est important que tu puisses en parler.

Ta copine se rend-elle compte de son comportement ? Si non, n’hésite pas à lui dire comment tu te sens face à ses attentes. Si oui, dis-le lui aussi !  Tu es une grande personne qui n’a à rendre de compte à personne. Ta copine doit accepter que tu n’es pas à sa disposition. La discussion devrait vous permettre d’y parvenir ! Si ça ne marche pas, il faudra peut-être que tu voies un peu comment peut évoluer votre relation, et votre avenir : te vois-tu encore avec ta copine si elle ne change pas de comportement ?

Ce qui m’interpelle dans ta question, c’est ce que tu mets derrière « piquer des crises ». La violence peut être physique mais aussi verbale et psychologique : crier après son ou sa partenaire, l’insulter, lui faire peur, ne sont pas des comportements sains et acceptables au sein d’un couple : il s'agit de violence.

Si d’une manière ou d’une autre tu ne te sens plus en sécurité, tu as le droit de mettre fin à cette relation ! Tu peux aussi en parler à une personne de confiance, ou à des professionnel·le·s comme dans une association du Planning Familial, un Centre de planification, voire si c’est approprié à ta situation, dans ton établissement scolaire ! Et si tu crains pour ta sécurité, tu peux contacter le 17.

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