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FAQ Vie affective et sexuelle

FAQ

Très peu de femmes sont considérées comme frigides. La majorité du temps, c’est ce que les pratiques communément effectuées dans les relations hétérosexuelles se résument beaucoup à la pénétration pénis-vagin, ce qui n’est pas forcément vecteur de beaucoup de plaisir chez tout le monde. Et pour cause ! La pénétration vaginale ne procure de plaisir aux femmes que par stimulation du clitoris au travers des parois du vagin, ce qui veut dire que c’est loin d’être automatique !

Le mieux est de pouvoir en discuter directement avec ton copain pour découvrir ce que tu aimes (et ce qu’il aime aussi), et ainsi pouvoir consacrer peut-être plus de temps à ce qu’on appelle les « préliminaires » qui permettent très souvent de stimuler le clitoris et donc de procurer plus de plaisir chez les femmes.

Le mieux pour se connaitre c’est donc de s’explorer et d’apprendre à se connaitre !

Les bails (ce qu’on appelle aussi les préliminaires) ne sont pas obligatoires : RIEN, dans les pratiques sexuelles, n'est obligatoire ! (La seule chose obligatoire, c'est prendre en compte si sa/son partenaire est d'accord ou pas d'accord !).

Cependant, de récentes études montrent que l’orgasme chez les femmes provient essentiellement de ces préliminaires (cunnilingus, masturbation et baisers langoureux), ce serait donc dommage de s’en priver ;-)

Oui, bien sûr ! La masturbation, ça sert à se donner du plaisir sexuel, et à découvrir son corps et ce qui nous excite. Il n’y a donc pas de raisons que les filles s’en privent ! D’autant que les filles ont un organe unique : le clitoris, qui ne sert qu’au plaisir sexuel.

Mais on peut remarquer qu’on parle beaucoup moins de la masturbation féminine, peut-être parce qu’on a du mal à imaginer qu’une femme puisse avoir du plaisir sans un homme. C’est une vision sexiste de la sexualité, la réalité est différente !

Comme tu parles de droit, on va voir ce que dit la loi française.

La loi ne fixe pas d’âge minimum pour avoir le droit d’avoir des rapports sexuels. Mais il y a plusieurs dispositions qui ont été prises pour protéger les enfants (jusqu’à 18 ans) des abus :


  • Il est interdit pour une personne majeure d’avoir des rapports sexuels avec une personne mineure de moins de 15 ans, et même si le ou la mineur·e se dit consentant·e.
  • Il est interdit pour une personne majeure d’avoir des rapports sexuels avec une personne de moins de 18 ans s'il y a un lien d'autorité (si il ou elle est son/sa prof, son éducateur·trice, son entraineur·se de sport, son/sa médecin…).
  • Il est interdit pour une personne majeure d’avoir des rapports sexuels avec une personne de moins de 18 ans si cette dernière présente une fragilité particulière qui l’empêche de donner son consentement éclairé (comme un handicap mental).

Dans tous ces cas, la personne majeure pourra être accusée d’atteinte sexuelle, voire d’agression sexuelle, et condamnée à une peine de prison. La personne mineure ne risque rien, ce n'est pas elle qui enfreint la loi !

La loi autorise les rapports sexuels consentis entre mineur·e·s, et permet aux majeur·e·s d’avoir des rapports consentis avec les jeunes de plus de 15 ans, en dehors des cas particuliers expliqués ci-dessus !

Cette question n’est pas simple car il n’y a pas de notice pour savoir quand on est prêt·e ! Tout d’abord, écoute-toi, et fais-toi confiance. Connais-tu ton ou ta partenaire ? Est-ce que vous vous sentez bien ensemble, que vous avez confiance l’un dans l’autre ? Est-ce que vous avez parlé de protection, pour éviter une grossesse non désirée ou une infection sexuellement transmissible ?

Faire l’amour la première fois n’implique pas forcément qu’il y ait pénétration. Et l’important c’est que vous en ayez envie tous les deux ou toutes les deux.

Et rappelle-toi : la première fois est souvent loin d’être parfaite (en même temps, ce n'est pas le but, la perfection n'est pas synonyme de plaisir !). Il faut du temps pour savoir ce qui nous plaît, et ce qui plaît à son ou sa partenaire ! On peut par exemple en parler ensemble après…

Ouch! Elle n’est pas si simple que ça, ta question ! D’abord, le sentiment amoureux peut être vécu différemment selon les personnes. Ensuite, on ne va pas forcément se sentir amoureux de la même façon au cours de sa vie. On peut être amoureux « passionnément » ou « simplement ». Ça dépend !

Mais pour essayer quand même de te répondre : souvent, les points communs qui reviennent dans les sentiments amoureux naissants, c’est de penser tout le temps à la personne (bon, pas tout le temps en vrai, mais très souvent en tout cas), de sentir son rythme cardiaque augmenter quand on la voit. Mais si tu ne ressens pas ça, ça ne veut pas dire que tu n’es pas amoureux ou amoureuse ! Et quand on est en couple, surtout avec les années, le sentiment amoureux peut évoluer, se transformer. Ça reste souvent de l’amour, mais des fois, ça n’en est plus.

En bref, il n’y a que toi qui peut dire si tu es amoureux ou amoureuse. Mais à mon tour, j’ai une question pour toi : à partir du moment où tu te sens bien avec ton ou ta partenaire, est-ce important pour toi de savoir si tu es amoureux ou amoureuse ?

Le plaisir et les manières d’y parvenir sont propres à chaque personne : il ne s’agit pas d’être normal ou non ! Un certain nombre de personnes aiment recourir à la pénétration, tandis que d’autres n’aiment pas ça, filles comme garçons.

L’important est de s’écouter, d’exprimer à son ou sa partenaire ce qu’on aime et ce qu’on ne veut pas, et trouver ce qui apporte davantage de plaisir !

Le mot-clé le plus important en matière de sexualité, c’est le CONSENTEMENT. C’est-à-dire le fait de vouloir vraiment une relation sexuelle, donc sans pression ni chantage. Si tu n’aimes pas telle ou telle pratique, il n’y a rien d’anormal : chacun ses goûts !

Personne n’a le droit de t’obliger à faire quelque chose que tu ne veux pas faire, et toi non plus, tu n’as pas à t’obliger cela ! En matière de sexualité notamment, on ne doit rien à personne.

Ton handicap, quel qu’il soit, n’est qu’une composante parmi d’autres de qui tu es. Peut-être que des personnes sont effrayées par le handicap et ne viendront pas facilement vers toi. Mais pleins d’autres personnes voient au-delà et peuvent t’apprécier pour pleins de choses ! De plus, les personnes en situation de handicap le « compensent » parfois (bien qu’il n’y ait rien à compenser, on est d'accord !) en développant d’autres facettes de leur personnalité ou d’autres atouts.

En s’accordant de la valeur, on pousse les autres à nous en accorder !

Annoncer à son entourage qu’on est gay, ce n’est pas toujours évident : il y a encore beaucoup d’homophobie dans notre société, et les homos peuvent craindre d’être rejeté·e·s (voire maltraité·e·s) par les personnes à qui ils et elles en parlent.

Si ton ami te l’a révélé (pas avoué, il n'a commis aucune une faute !), c’est sûrement parce qu’il a une grande confiance en toi, il pense que tu vas le comprendre, et peut-être l’aider à en parler à d’autres ou à se défendre s’il est victime d’homophobie. Et avoir un ami qui nous fait confiance et peut compter sur nous, c’est une grande chance pour tout le monde, non ?


Tu dis que tu as peur qu’il te drague. Mais vous êtes amis depuis l’enfance, pourquoi ça changerait ? Est-ce que toi (je présume que tu es hétéro), tu es attiré par TOUTES les filles ? Évidemment que non, eh bien c'est pareil pour lui : ce n'est pas parce qu'il est gay qu'il est attiré par TOUS les mecs !

Et si c’était le cas, il te suffirait de lui dire que ce n’est pas cette relation que tu veux avoir avec lui, soit parce que tu n’es pas intéressé par les garçons, soit parce que tu préfères conserver votre amitié.

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