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FAQ Les règles

FAQ

Souvent on considère qu’avoir mal pendant ses règles, est quelque chose de normal. Mais ça n'est pas le cas ! Si l’on a vraiment de grosses douleurs pendant ses règles, cela peut aussi être la manifestation du corps qui dit que quelque chose ne tourne pas rond. Ça peut, dans ce cas, être utile d’en parler à un·e médecin, sage-femme ou gynécologue, car ceci peut être des signes d’endométriose par exemple (qui est une maladie qui concerne quand même 1 femme sur 10 et souvent mal dépistée).

Cela étant dit, on peut aussi avoir mal durant ses règles et trouver des solutions ! Il y a des médicaments qui sont fait exprès pour soulager les douleurs mais aussi certaines contraceptions qui, tadaaa ! supprime carrément les règles ! A partir du moment où on supprime l’ovulation, il n’y a plus de règles (puisque l’utérus ne s’est pas préparé à recevoir un œuf). Pour cela, on peut prendre soit la pilule en continue (ne pas prendre les cachets placebo ou prendre les plaquettes de 21 jours en continue). Même fonctionnement pour l’anneau et le patch ! Le DIU (stérilet) hormonal et l’implant, diffuse une seule hormone, la progestative, qui permet, dans certains cas, de ne plus avoir de règles, mais c'est loin d'être systématique. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à venir dans une Centre de planification ou à venir voir des animatrices et des conseillères directement au Planning Familial : tu trouveras toutes les adresses sur la carte !

Eh non ! La plupart des contraceptifs contenant des œstrogènes et de la progestérone (contraceptifs combinés) arrêtent totalement le cycle. Le but : arrêter l’ovulation. L’effet qui s’en suit : arrêter aussi les règles. Quand on prend les comprimés placebo (qui ne contiennent rien) ou pas de comprimés du tout pendant une semaine, des saignements se déclenchent, mais ce ne sont pas de vraies règles. On appelle ça des saignements de privation.

Cette semaine d’arrêt a été rajoutée artificiellement pour ne pas perturber les personnes qui trouvent rassurant d’avoir des saignements tous les mois. Tu peux tout à fait prendre la pilule en continu ou en demander une spécialement faite pour, si tu ne souhaites plus avoir de saignements ni de règles.

Et attention ! Quand on prend une contraception hormonale, on a donc vu qu’avoir des saignements ne signifie pas qu’il n’y a pas de grossesse ! En cas de doute, il vaut donc mieux faire un test de grossesse !
Tu peux consulter cette page sur le déni de grossesse.

Une application peut t’aider à calculer la durée de ton cycle et à estimer l’arrivée de tes prochaines règles, notamment si tu as un cycle irrégulier. Elles peuvent aussi servir à noter les signes que tu observes pour éventuellement les montrer à taon médecin si tu penses qu’il y a un problème.

Souvent, ces applis proposent aussi d’estimer la date de ton ovulation et donc de ta période de fertilité. Cependant, des études ont montré que ces calculs n’étaient pas fiables. Tu peux donc sans souci t’en servir si ça t’aide à prévoir l’arrivée de tes règles, mais en gardant en tête que ce n’est pas un moyen de contraception fiable !

Elle survient généralement entre 45 et 55 ans. Cela correspond à une baisse de production des hormones sexuelles, jusqu’à l’arrêt complet des cycles menstruels. D’autres symptômes peuvent survenir pendant cette période, un suivi médical est souvent proposé.

Pour info, il existe un équivalent pour les personnes ayant des testicules : l’andropause, où la production des spermatozoïdes s’arrête progressivement. Elle peut survenir un peu plus tard, entre 45 et 65 ans.


C’est quand une personne n’a pas les moyens de s’acheter les protections périodiques dont elle aurait besoin. Des associations comme Règles Élémentaires (www.regleselementaires.com) organisent des collectes et militent pour que toute personne ayant ses règles ait accès aux protections nécessaires. 

De plus, il est possible de demander à l’infirmerie scolaire de te dépanner si tu es en galère, certains établissements et structures commencent même à en mettre à disposition pour tout le monde ! 


En fait, utiliser une protection interne (tampon ou cup) peut abîmer ou déchirer l’hymen, une petite membrane qui se trouve chez certaines personnes à l’entrée du vagin. Mais ça n’a rien à voir avec la virginité ! On t’en parle ici 


Bien sûr !! Les hormones peuvent faire monter la libido de la personne qui a ses règles ! De plus, pour certaines personnes, le fait d’avoir un rapport sexuel, de se masturber et/ou d’avoir un orgasme peut atténuer les crampes de l’utérus. En effet, tout ça libère, entre autres, des endorphines, qui permettent au corps de se relaxer. Pourquoi s'en priver ?

1 ) ce n’est ni dangereux ni dégoûtant de faire du sexe pendant les règles, il suffit que les deux personnes en aient envie, c’est tout ! On peut parfois être plus à l’aise en utilisant un préservatif.

2) on peut mettre une serviette sur le lit pour limiter les risques de taches ! Ou aller directement sous la douche…

Une vidéo t'en parle ici !

Quelques infos importantes :

- si les deux personnes ne sont pas à jour de leurs dépistages, on doit par contre faire attention aux IST qui se transmettent notamment par le sang. Les règles sont donc un facteur de contamination, utiliser un préservatif (interne ou externe) permet de réduire les risques.

- sexe pendant les règles = zéro risque de grossesse ? Cette idée reçue est FAUSSE ! Si tu regardes bien l’explication du cycle menstruel, l’ovulation arrive à tout moment du cycle, et peut arriver quelques jours après les règles. Or, les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 7 jours dans les trompes, et cela peut donc suffire pour qu’il y ait une fécondation. Autrement dit, il vaut mieux utiliser une contraception (comme le préservatif) ou une contraception d’urgence, à tout moment du cycle, si on ne désire pas de grossesse



Endométriose ?
10 à 15 % des personnes ayant un utérus seraient atteintes de l’endométriose. C’est une maladie dans laquelle l’endomètre (la muqueuse à l’intérieur de l’utérus) est présente ailleurs que dans l’utérus. L’endomètre se fixe par exemple sur les trompes, sur les ovaires, ou bien encore autour d’autres organes de l’abdomen. Sauf qu’au moment des règles, ces zones d’endomètre vont réagir aux hormones et vouloir être évacuées comme celles qui sont dans l’utérus.

Ça résulte en des règles très douloureuses, avec des kystes ou d’autres poches très douloureuses, qui peuvent devenir très handicapantes et empêcher de faire ses activités quotidiennes pendant plusieurs jours. De plus, comme ces zones restent tout le temps en place, elles peuvent causer des douleurs même en dehors des règles et notamment pendant les rapports sexuels.

S’il y a des zones de l’endomètre sur les ovaires et les trompes, ça peut augmenter le risque d’infertilité, et le risque de grossesse extra-utérines (l’embryon s’implante directement dans la trompe et ça devient dangereux quand il grossit).


Aujourd’hui en France, l’endométriose peut mettre plusieurs années à être diagnostiquée, et on n’a pas vraiment de traitement. Souvent on essaie de bloquer les règles par une contraception hormonale, on essaie de limiter la douleur, et si c’est très étendu, les zones et kystes peuvent être retirés par une opération chirurgicale.

 

SOPK ?

Environ 10 % des personnes ayant un utérus sont, elles, atteintes du SOPK : les Syndrome des Ovaires Poly-Kystiques (mais avoir des kystes sur les ovaires ne veut pas forcément dire qu’on a cette pathologie, et inversement).

Le principal effet est que les cycles sont très longs et irréguliers, et qu’il y a très peu d’ovulations. Cela implique donc que c’est aussi un syndrome qui peut beaucoup diminuer la fertilité.

Il est causé par un dérèglement hormonal qui conduit à un excès de testostérone (qui est l’hormone sexuelle dite « masculine », mais que tout être humain produit). Cela peut entraîner des symptômes supplémentaires comme l’hyperpilosité (avoir ’’beaucoup’’ de poils), de l’acné, une perte de cheveux, et/ou un risque important de surpoids et de diabète.

Des traitements peuvent être envisagés pour limiter les risques de complications, mais il s’agit aussi de trouver un équilibre avec son corps qui peut ne pas/plus correspondre aux normes de notre société.

si tu sens que tu aurais besoin de parler ou te confier par rapport à ton vécu des règles, cela fait partie des sujets que l’on peut aborder en entretien au Planning Familial. Trouve le plus proche de chez toi [carte] ou écris-nous sur le tchat ! ;)


Plein de facteurs sont à prendre en compte lorsqu’on choisit sa (ou ses !) protection périodique. Le prix, la facilité à trouver, la facilité d’utilisation, pouvoir nager avec, faire du sport, avoir un rapport sexuel… ou encore le côté écolo si on veut limiter ses déchets. Certaines protections périodiques (jetables) sont aussi connues pour provoquer des irritations ou favoriser des mycoses chez les personnes qui y sont sensibles. 


On détaille les différentes protections qui existent ici ! 


- Protections externes 

Ces protections s’utilisent à l’extérieur du corps, et se placent dans le sous-vêtement en contact avec la vulve pour récupérer le sang des règles à la sortie du vagin. Elles se gardent en place en général au maximum de 8 à 10 heures.


- Protections internes.

Ces protections s’utilisent à l’intérieur du corps, en se plaçant dans le vagin pour recueillir le sang des règles directement. Elles permettent généralement d’aller se baigner.

Cependant, le fait d’utiliser une protection interne peut augmenter le risque de développer un SCT (Syndrome du Choc Toxique), qui est dû à une bactérie, qui est présente chez beaucoup de personnes sans causer de risque particulier. Dans certaines conditions, elle peut parfois se mettre à produire une toxine qui provoquera ce « choc toxique ». Les précautions à suivre sont donc surtout de limiter le temps pendant lequel on porte une protection interne (maximum 6 à 8h), bien se laver les mains avant de manipuler la protection. En cas de symptômes, se rendre rapidement aux urgences et préciser qu’on a ses règles et qu’on portait une protection interne.
Les symptômes principaux sont : fièvre soudaine, vomissements, maux de tête, diarrhée, fatigue, et parfois une éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil. C’est très rare (environ 20 cas par an en France) mais la gravité du SCT peut être limitée si on le repère rapidement, c’est pourquoi connaître les symptômes est important pour bien réagir.


- Pas de protection : Certaines personnes pratiquent le flux instinctif libre, qui consiste à s’entraîner pour que les muscles qui entourent le vagin permettent de retenir le sang à l’intérieur, puis l’évacuer aux toilettes. Ça nécessite pas mal d’entraînement, mais ça reste assez classe, non ? Pour en savoir plus, clique ici !

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