Le Planning Familial !
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FAQ IST

FAQ

La première chose que tu peux faire, c’est de demander ton partenaire de la nuit où il en est niveau tests. C’est délicat, mais ça peut aider !

Ensuite, tu as jusqu’à 48 heures pour demander un “traitement post-exposition” (TPE) aux urgences de l’hôpital (mais le plus tôt sera le mieux), où un· professionnel· de santé évaluera ta situation : en fonction de la prise de risque, le TPE te sera éventuellement prescrit.

En général, pour être sûr, tu peux faire un test de dépistage 6 semaines après. Et en attendant de savoir (et même après), c'est d'autant plus important que tu protèges tes futur·e·s partenaires !

De prime abord le dispositif de la PREP peut paraître compliqué car il est très encadré, mais pas de panique ! C’est assez simple en fait.

Le principe de la PREP c’est de prendre un médicament pour ne pas être contaminé par le VIH (qui, sans traitement, conduit au SIDA). C’est comme quand on prend un traitement pré-exposition contre le paludisme par exemple. Pour avoir accès à ce médicament, il faut prendre un rendez vous dans un centre spécialisé (tu trouveras les coordonnés auprès de AIDES) et avoir une consultation médicale qui permet de voir quel est le médicament le plus adapté. En général, il s’agit d’une prise de comprimés tous les jours.

Mais attention ! La PREP ne protège pas des grossesse, ni des autres IST (infections sexuellement transmissibles). Pour les personnes qui sont concernées, il vaut mieux donc utiliser en complément une contraception et faire des vaccins contre l’Hépatite. Enfin, dans le cadre de la PREP, il est demandé de faire des dépistages très réguliers.

Finalement, c’est pas si compliqué !

Oui, même la « première fois », il est nécessaire de se protéger !

Il est possible d’être porteur d’infections qui se transmettent par les rapports sexuels mais pas uniquement, comme le VIH, certaines hépatites et certaines formes d’herpès, qui peuvent avoir été transmises par les parents ou autre. Comme ce sont des maladies graves, en général on est au courant qu’on est contaminé, mais pas toujours.

Par ailleurs, « première fois », ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde : peut-être que pour toi, c’est le premier rapport sexuel avec pénétration vaginale, mais que pour ton ou ta partenaire c’est le premier contact sexuel (avec la bouche, les doigts, par frottements…), ce qui est aussi à risque de transmission. Du coup toi ou ton partenaire, vous avez peut-être été déjà contaminé·e·s sans le savoir.

Conclusion : pour la « première fois », l'idéal est d'utiliser des préservatifs et de faire un dépistage ensemble quand on voudra arrêter les préservatifs (attention, il faudra, selon la situation, se poser la question de la protection d'une grossesse non désirée, et donc de la contraception).

C’est vrai que quand on parle de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST), on parle souvent de la pénétration du vagin ou de l'anus par un pénis, mais pas souvent des autres pratiques et de comment se protéger. Ça s'explique notamment parce que la sexualité entre filles a souvent été déconsidérée, comme si ce n'était pas du vrai sexe. Pourtant, quel que soit le sexe et le genre des partenaires, d'autres pratiques sont "à risque" de contamination !

Pour se protéger lors des rapports sexuels entre filles, on peut utiliser les préservatifs internes et externes (« féminins » et « masculins »), mais en les détournant un peu de leur usage habituel. Pour le cunnilingus par exemple, on peut découper un préservatif dans le sens de la longueur et le poser sur la vulve.

Tu trouveras pleins d'infos sur la protection des rapports sexuels entre filles dans la brochure "Tomber la Culotte" : une vraie mine d'or !

Si on utilise ses doigts ou des sex toys, préservatifs et lubrifiant sont des alliés indispensables ! Le principe, c’est que les organes génitaux et/ou les sécrétions des partenaires n’entrent pas directement en contact, ni avec la bouche et l’anus. Et ça vaut aussi bien pour les rapports entre filles, entre mecs, et les rapports hétéros ! Finalement, avec un peu d’imagination et de sens pratique, tout le monde peut utiliser les mêmes moyens de protection, il faut juste les adapter un peu…

Des études scientifiques (comme Prévagay, réalisée en France) ont démontré que les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (qu’ils se définissent gays ou bi ou pas) ont effectivement plus de risques d’être contaminés par le VIH. Cela peut s'expliquer entre autre par les éléments suivants :

  • La muqueuse anale (dans l'anus) est fine, et donc fragile : les pénétrations anales sont donc une pratique sexuelle qui favorise les transmissions de VIH par rapport à d'autres pratiques sexuelles, moins "à risque". Or, c'est une pratique sexuelle plutôt courant chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
  • Historiquement, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ont été très touchés par le VIH (notamment parce que à cause de l'homophobie, il est parfois compliqué de parler de sa santé sexuelle avec les pros de santé) : il y a donc statistiquement plus de risque pour les hommes ayant des relations sexuellement avec des hommes d'avoir un partenaire séropositif, par rapport à la population hétéro.

Mais individuellement, les choses sont différentes : le fait d'être gay ne nous rend pas plus à risque ! Ce sont les pratiques et l'environnement dans lequel on les a qui augmentent les risques : le fait d'avoir des rapports non protégés, la consommation des substances pour augmenter l'excitation (le chemsex) ou d'être alcoolisé rend moins vigilant quant à sa protection...

Donc si ton copain et toi êtes un coupe exclusif et que vous vous protégez, ou si vous avez fait un test de dépistage avant d'arrêter la capote, vous n'avez pas spécialement de craintes à avoir, en tout cas pas plus que n'importe qui !

Le truc à retenir, c'est de retenir que si l'un de vous va voir ailleurs, c'est très important de se protéger à ce moment-là, pour ne pas risquer de choper quelque chose et de le ramener dans le couple !


Le dépistage, c’est la base ! Vous savez que ton copain n’est pas porteur d’une infection. Mais toi, tu es sûr·e d'où tu en es ?

Pour pouvoir avoir des rapports sexuels non protégés sans risque de transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST), il faut que les deux partenaires sachent où ils/elles en sont. Pour ça, on peut aller faire un dépistage ensemble, et se protéger en attendant les résultats. Si les deux résultats sont négatifs, alors c’est bon, on peut arrêter la capote ! Évidemment, ça ne vaut que si aucun· des deux ne va voir ailleurs sans se protéger. Dans le cas contraire, il faut continuer à se protéger, avec tous·tes les partenaires.

Enfin, ça ne se prête peut-être pas à votre situation mais au cas où, n'oublions pas que le préservatif ne protège que des IST, et pas des grossesses non désirées ;-)

La plupart des pratiques sexuelles ont un risque de contamination par une infection sexuellement transmissible, mais plus ou moins grand : à partir du moment où il y a un contact entre les organes génitaux de l’un·e et le vagin, la bouche ou l’anus de l’autre, les virus ou les bactéries (ou les parasites, ou les champignons...) peuvent se transmettre, par les muqueuses ou par des petites plaies.

C’est donc très conseillé d’utiliser des capotes à chaque rapport (ou une digue dentaire, pour les rapports bucco-génitaux vulve/bouche ou anus/bouche) ! Pour la fellation, on comprend que pour certain·e·s ce n’est pas forcément super confortable. Du coup, on peut utiliser des préservatifs plus fins, ou parfumés. La pose du préservatif peut aussi devenir un jeu érotique entre les partenaires, histoire de transformer la contrainte en plaisir !

Pour être sûr que le préservatif n'est pas endommagé avant son utilisation, il faut penser à vérifier la date de péremption et que l'emballage porte bien le label "CE" ou "NF".

Petit rappel au passage : les préservatifs sont à usage unique. Ils ne doivent être utilisés qu’avec des lubrifiants compatibles et surtout pas avec des produits gras (vaseline, beurre…), sous risque de les endommager.

Le préservatif interne (aussi appelé féminin) :
Lorsque on enlève un préservatif interne, il faut : tourner l’anneau externe de façon à fermer complètement l’ouverture de celui-ci afin d’empêcher le sperme de s’écouler, tirer doucement une fois le préservatif retiré, le fermer par un nœud et en faisant une pression, vérifier que le sperme ne s’écoule pas.

Le préservatif externe (aussi appelé masculin) : il doit être mis avant toute pénétration, il faut le dérouler sur le pénis en érection en pensant à pincer le réservoir, pour ne pas faire une bulle d’air qui pourrait craquer ! Pour le retirer : on pince l’extrémité du préservatif (réservoir) afin d’éviter qu’il craque !

Attention, les préservatifs n’aiment pas la chaleur ! Ne le conserve pas dans ta boîte à gants par exemple !

Oui ! Si tu es majeur·e, tu peux aller dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST) : c’est anonyme et gratuit (si tu es mineur·e, tu peux quand même y aller soit avec avec une autorisation parentale, soit avec la personne majeure de ton choix si t’as pas envie que tes parents soient au courant) !

Tu peux aussi aller dans un Centre de planification, qui fera soit les tests sur place, soit te feront une prescription pour aller dans un laboratoire d’analyses médicales. Un·e médecin ou un·e sage-femme pourraient aussi te faire cette prescription (et tout sera remboursé).

Enfin, certaines associations proposent des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) : ce sont des tests rapides qui donnent une indication de résultats, à faire confirmer ensuite par une prise de sang.

Tu peux avoir toutes les coordonnées sur la carte de ce site !

Alors, pour faire le point : le SIDA, c’est le syndrome de l’immunodéficience acquise, qui est la conséquence d’un virus -le VIH (le virus de l'immunodéficience humaine).

Grâce aux progrès de la médecine, et avec un bon traitement, on arrive à faire en sortie que le VIH ne se transforme pas en SIDA, mais le vaccin contre le VIH n’existe pas. Ça veut dire qu’on est porteur (séropositif) toute sa vie.

La bonne nouvelle, c’est que s’il est dépisté assez tôt, le traitement fonctionne très bien, et la charge virale de la personne séropositive devient indétectable ! Concrètement, la prise d'un traitement régulier et adapté diminue énormément le risque de contamination, voire même élimine les risques de contamination, même en cas de rapport non protégé ou d’accident de capote. D’où l’intérêt de se faire tester en cas de doute !

Donc la réponse c’est… Oui et Non !

  • Oui : le SIDA tue encore, mais surtout dans les pays il n'y a pas d'accès aux dépistages et aux traitements (ou qui coûtent très cher) ! En France, il faut garder en tête le risque propre aux personnes défavorisées : elles sont loin des dispositifs de protection ou de dépistage, sans parler des traitements, et n'ont donc pas toujours accès aux soins.
  • Non : avec une séropositivité dépistée tôt (dans les premières années de contamination), et un traitement qui convient bien, on ne meurt pas du VIH.

Ce qui est fou, c’est que techniquement, on pourrait arrêter cette épidémie. Si dans le monde 90 % des personnes séropositives avaient connaissance de leur statut sérologique (savaient qu'elles avaient le VIH), que parmi elles 90 % bénéficiaient d’un traitement, et que parmi ces 90 % qui bénéficieraient d’un traitement, 90 % voyaient leur charge virale devenir indétectable… Alors ce serait la fin du SIDA ! Il y a donc une vraie problématique politique mondiale !

La chlamydia est l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente en France ! Et elle est assez vicieuse : quand on l’a, on a souvent aucun symptôme (surtout chez les filles, car chez les garçons il y a plus souvent des symptômes, comme des douleurs quand on urine) ! Sans test, on peut l’avoir des mois sans le savoir, et donc la transmettre facilement. La bonne nouvelle, c’est que ça se soigne très bien : une seule prise d’antibiotique et c’est fini !

Après, mieux vaut repasser un test quelques semaines après pour être tranquille : non soignée, une chlamydia peut entraîner des complications (grossesse extra-utérine, stérilité, etc.), alors n’hésite pas à aller voir un· médecin ou sage-femme pour obtenir une prescription (le test de dépistage de base est indolore : c'est juste un test urinaire !).

Et comme la chlamydia est sympa (non), tu peux la re-chopper n’importe quand, on n’est jamais immunisé contre. Donc capote et tests réguliers, c’est la clé !

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