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Ça veut dire quoi être intersexe ?

Les personnes intersexes naissent avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions binaires standards des corps dits "masculins" ou "féminins".
Ce n’est pas une situation unique, mais plutôt de multiples situations très différentes que l’on regroupe sous le même terme. Mais il n'y a pas de standard dans la nature, tout le monde est différent.
Ces caractéristiques naturelles ne sont pas encore reconnues par la société. Pourtant, selon l’Organisation des Nations unies, les personnes intersexes représentent 1,7 % de la population mondiale.


Ça peut concerner des caractéristiques sexuelles primaires telles que
:
* les organes génitaux internes ou externes (par exemple, un clitoris jugé trop grand, un pénis jugé trop petit, etc.)
* les niveaux d'hormones (par exemple, un taux de testostérone élevé chez une fille, ou une réceptivité différente aux hormones : insensibilité partielle ou totale)
* une constitution génétique atypique (par exemple, plus de deux chromosomes sexuels, comme XXY).


Ces différentes réalités ne sont pas des maladies. Il s’agit d’un développement différent du fœtus lors de la grossesse. Dans la large majorité des cas, la santé n’est pas menacée par des caractéristiques sexuelles atypiques, même si d’autres aspects d’un syndrome peuvent exceptionnellement requérir un traitement.


Les personnes intersexes rencontrent souvent des difficultés liées aux droits humains :
- invisibilité, incompréhension, méconnaissance
- préjugés, stigmatisation
- familles pas ou mal informées, qui peuvent se sentir démunies
- case « masculin / féminin » à cocher obligatoirement alors que la personne concernée n’a pas forcément envie de choisir. On lui demande de « rentrer dans le moule. »
- interventions médicales invasives et lourdes, fréquemment pratiquées dans l’enfance


« Il est urgent d'attendre ! »
Depuis le milieu du 20e siècle, les enfants et adolescent·e·s intersexes subissent des traitements hormonaux et chirurgicaux pour effacer leurs traits intersexes et les faire ressembler à des personnes dyadiques (= non intersexes).
La plupart du temps, ces opérations invasives ne répondent à aucune urgence vitale ni aucun problème de santé, mais sont pratiquées pour des raisons esthétiques ou sociales, afin que l'apparence des organes génitaux de l'enfant corresponde aux normes.
Réductions du clitoris (ablation de tissus avec beaucoup de terminaisons nerveuses pour que le clitoris semble plus petit), ablation de gonades (ovaires ou testicules) ou encore opérations pour créer un nouveau vagin ou pour "normaliser" l'apparence du pénis.
Ces mutilations génitales irréversibles, qui peuvent avoir de graves conséquences physiques et psychologiques, sont pratiquées sur les enfants avant même qu'ils ne puissent exprimer leur opinion. Plusieurs associations (Collectif Intersexe Activiste, Alter Corpus...) luttent pour que les personnes intersexes et leur famille aient accès à une meilleure information et qu'on respecte leurs droits.

Intersexe = transgenre ?

Attention, l'intersexuation concerne uniquement les caractéristiques biologiques, pas l’identité de genre. Les personnes intersexes peuvent avoir n’importe quelle identité de genre ou orientation sexuelle, comme tout le monde !
Le drapeau intersexe aux couleurs non genrées présente un cercle symbolisant l’intégrité physique revendiquée par les personnes intersexes.


Dates importantes :
26 octobre : Journée internationale de visibilité intersexe
8 novembre : Journée internationale de solidarité intersexe



Photo : Drapeau intersexe © Moritz Frankenberg/dpa

Le 24/05/2024 par Administrateur
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